Photosynthesis, de l’art de se faire une place au soleil

Photosynthesis n’est pas encore sorti en version française. Il est prévu chez l’éditeur Blue Orange pour le festival d’Essen d’octobre 2017. Comme nous avons eu la chance de pouvoir le tester, nous allons vous le présenter en avant première.
Le principe de Photosynthesis est simple : chaque joueur décide de la destinée d’une essence d’arbre. Il faudra tout au long de la partie gérer au mieux sa réserve d’énergie et le positionnement de ses arbres pour profiter au mieux des rayons du soleil et marquer le plus de points possible.

En début de partie chacun positionne 2 de ses arbres sur 2 des emplacements ronds du plateau, lui-même à peu près hexagonal.  Ensuite, c’est parti, place à la nature !

On dit que ce n’est pas la taille qui compte… mais là, si !!

Tout au long de sa course autour du plateau, le soleil va éclairer les arbres. Ceux-ci vont emmagasiner l’énergie solaire dans le réservoir des différents joueurs, énergie qui permettra aux arbres de croître et de produire des graines. Les graines permettront de se disséminer sur le plateau et de faire pousser de nouveaux arbres. Plus un arbre est grand, plus il pourra envoyer ses graines loin de lui. Ainsi un arbre de taille 2 pourra répandre ses graines jusqu’à une distance de 2 hexagones.
Par ailleurs, plus un arbre est grand, plus il recevra de lumière du soleil et donc plus il recevra d’énergie. Par exemple, un arbre de taille 2 génère 2 points d’énergie. Et c’est pas fini !  En effet qui dit « soleil », dit souvent « ombre ». Plus un arbre est grand plus il fait de l’ombre derrière lui. Un arbre de taille 2 fera de l’ombre jusqu’à une distance de 2 … à moins qu’ils ne soient plus grands que lui, les arbres placés dans son ombre ne reçoivent alors plus de lumière et donc ne récoltent pas d’énergie. Logique !  Et comme le soleil tourne autour du plateau, les ombres tournent avec ! Du coup, mieux vaut bien réfléchir au moment de planter ses graines et prévoir certains coups plusieurs tours à l’avance … d’autant qu’on peut se gêner tout seul si on ne fait pas attention. Et là, c’est moche !

Comme nous ne sommes pas dans l’album d’Astérix et le domaine des Dieux, ici, les arbres ne poussent pas en un clin d’œil ; même si on dispose de beaucoup d’énergie, chaque arbre n’a le droit qu’à une seule évolution par tour. Et oui, il va falloir gérer non seulement notre énergie mais aussi le rythme de progression de nos arbres !

Pour marquer des points, c’est là aussi très simple : dès qu’un arbre a atteint sa taille maximale, le joueur à qui il appartient peut décider à tout moment durant son tour d’enclencher le cycle de fin de vie de l’arbre. L’arbre retourne à l’humus dans la réserve d’arbres de son propriétaire, et le joueur remporte des points en fonction de l’endroit où l’arbre a poussé. Pousser à l’orée de la forêt est relativement facile car on profite plus du soleil  mais ça rapporte moins de points. Au contraire pousser plus près du centre de la forêt rapporte plus de points mais est plus difficile car ces zones sont souvent dans l’ombre des autres arbres. Par ailleurs, les points gagnés dans chaque zone sont dégressifs : les premiers arbres à y mourir rapportent plus que les suivants.
Il faudra donc déterminer s’il faut mieux conserver un grand arbre pour l’énergie qu’il rapporte et l’ombre qu’il génère sur les autres arbres, ou bien le sacrifier rapidement pour marquer plus de points.
Voilà, vous connaissez désormais la mécanique de Photosynthesis.

Un régal pour les yeux.

Bien que n’ayant pas joué à une version définitive, nous avons eu un bel aperçu du matériel de jeu et ne pas vous en parler aurait été une hérésie. Comme vous pouvez le voir sur les photos, les arbres sont en 3 D. L’impact visuel est immédiat. On a vraiment l’impression qu’une forêt est en train de pousser sous nos yeux. Pour notre plus grand plaisir, Sabrina Miramon, l’illustratrice, a pris soin de les parsemer de petits détails (animaux, fleurs …).

Les plateaux individuels tous différents sont faciles à comprendre. Bref, du matériel qui donne envie de jouer.

 

Photosynthesis
Par Hjalmar Hach, illustré par Sabrina Miramon, Édité par Blue Orange, distribué par Blue Orange.
Joueurs : 2 à 4 joueurs
Age : à partir de 10 ans
Durée : 60 minutes

 

 

 

Les images sont © Blue Orange.

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