Trans-Media, les 18 mois de la Ligue des Joueurs Ordinaires

Pour certains, le jeu est plus qu’un moyen de passer le temps. C’est un objet culturel, une passion, voire un art de vivre. Pour ces passionnés, jouer est synonyme de rencontre, c’est partager un bon moment, communiquer et interagir avec des êtres humains. Et quand ils ne jouent pas, ils en parlent. Et plutôt que de se limiter à en parler entre eux, certains de nos camarades ont voulu diffuser à un public plus large leurs coups de cœur, leurs coups de gueule et leurs rencontres, via un podcast diffusé tous les mois. C’est sur RadioKawa et cela s’appelle la Ligue des Joueurs Ordinaires.

RadioKawa, c’est une vingtaine d’émissions mensuelles ou bi-mensuelles à écouter sur le web et consacrées à des sujets aussi divers que les jeux vidéo, le cinéma, les comics, etc. Bref, on est dans la culture geek par excellence et l’univers ludique ne pouvait y échapper.
La Ligue des Joueurs Ordinaires est née du cerveau en surchauffe de Zephiriel – ce gars ne s’arrête jamais – qui a réuni autour de lui une demi-douzaine de chroniqueurs pour causer durant une heure ou deux de jeux de plateau, de jeux de rôle et de Grandeur Nature. Des chroniqueurs que nous connaissons bien puisque vous pouvez voir la signature de certains au bas de plusieurs articles de ce blog. C’est ainsi que, chaque mois, Eriamelo, Flowette, Ketrus, Kristoff, Satan et Wazze rejoignent leur maître de cérémonie autour des micros de la Ligue pour présenter une nouveauté, un coup de cœur de plateau, une perle rare dénichée dans des rayons rôlistes, quand il ne s’agit pas de débats passionnés sur les différents jeux de deck-building, ou de nous expliquer comment bien choisir des jeux pour enfant.

Ne vous étonnez pas que la Ligue des Joueurs Ordinaires soit confinée dans la catégorie « en vrac » entre un podcast sur la sexualité et la série des émissions spéciales. Il y a encore du boulot pour que le jeu de société soit considéré par des médias non spécialisés comme un élément culturel (dans sa définition sociologique) au même titre que le jeu vidéo ou que la télévision. Après tout on peut déjà se réjouir de voir un créneau ouvert aux jeux, ne crachons pas dans la soupe. L’important, c’est que la Ligue des Joueurs Ordinaires vient d’atteindre l’âge ses 18 mois.

18 mois, l’âge de raison

En matière de podcast, 18 mois c’est important, c’est la période où l’on démontre une régularité et où on grandit avec de nouvelles idées. Et des idées, cette Ligue n’en manque pas.

En 18 mois l’émission s’est dotée d’une colonne vertébrale ; tout en présentant des sujets plus structurés au fur et à mesure des enregistrements, l’ambiance reste toujours bon enfant. En les écoutant, on peut ainsi apprendre que tout le monde derrière les micros est malade comme un chien ou qu’il fait beau dehors lors de l’enregistrement. Les chroniqueurs ont gardé une liberté de ton qui leur est propre et la passion transpire toujours dans les voix. Les émissions de la Ligue, c’est un peu comme écouter une bande de copains discuter des dernières découvertes qui les ont fait triper, avec des explications savantes pour les non-initiés. Chaque émission est différente, avec parfois des situations étonnantes comme cette chronique de Flowette sur le sexisme dans le jeu… avec que des mecs autour de la table (en même temps, c’est la seule fille de la bande), ou des thématiques trans-ludiques telles que la spéciale « Star Wars » qui traite tout autant du JdR, des jeux de plateau et de murder (une émission du même type a été enregistrée sur Conan et ses différentes formes ludiques).

La Ligue des Joueurs Ordinaires, c’est aussi des rencontres. Une grande partie de l’équipe s’est déplacée au Festival International des Jeux de Cannes des deux dernières années et ils en sont revenus avec les interviews des vainqueurs des As d’Or (en 2017, ils ont aussi reçu Monsieur Phal et Hélène Graveleau venus expliquer le travail de sélection du Jury des As d’Or). Il y a aussi eu cette émission spéciale « illustrateurs » avec une interview de Loïc Muzi (illustrateur de l’Appel de Cthulhu) suivi d’un débat/discussion plein de complicité autour des métiers de l’illustration et du graphisme entre Piéro (Ghost Stories, Dice Town..,), Tom Vuarchex (Skull, Mafia de Cuba…) et Benoît Forget (éditeur de Purple Brain). Ils ont même reçu un fondateur de l’excellent GN Blackhill qui donne tellement envie d’y participer… mais toutes les places sont déjà prises.

Bref, à travers ses titres assez déjantés signés Zephiriel (la ligue des livres qui rendent fou, la ligue des espions guerriers pirates, la ligue des donjons et dragons à Dallas, etc…) la Ligue des Joueurs Ordinaires est un podcast fait par et pour des joueurs, amateurs transportés par leurs passions. Ils parlent de ce qu’ils aiment, des annonces qui les font bondir (parfois de rage), et des belles expériences humaines qu’ils ont pu vivre à travers leurs rencontres.

D’ailleurs l’émission qui vient juste d’être mise en ligne est un chouette témoignage des chemins qui peuvent se croiser au travers de leurs enregistrements, avec deux longues interviews : la première est consacrée à Serge Macasdar et l’équipe de Sweet Games pour la sortie de Seeders – Exodus, puis Charles Chevallier parle de ses nouveautés 2017 et de sa philosophie du jeu. Deux très grands moments pour qui veut découvrir ceux qui font les jeux qu’on aime !

 

Une pensée sur “Trans-Media, les 18 mois de la Ligue des Joueurs Ordinaires

  • 4 avril 2017 à 13 h 13 min
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    Genial article. Et enfin la vérité est révélé au grand jour: les pantalons de Ketrus ont une couleur qui pique les yeux. Et ça, vous l’auriez jamais su à la radio

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