Vivement le FIJ 2018 !

Je reviens du FIJ (festival international des jeux de Cannes) de cette année dans le même état d’esprit que l’année dernière, une folle envie d’appartenir à ce monde ludique dans lequel j’ai pu baigner durant le festival. Bon j’avoue, si je devais vivre en permanence comme ces quelques jours à Cannes, je ne survivrais pas très longtemps. Mais qu’il est agréable de jouer les reporteurs pendant 4 jours ! Tester les nouveautés à venir, prendre des photos, discuter, écouter les dernières info et rumeurs…

Tout avait pourtant mal commencé, se rendre à la gare à l’aube (enfin pour moi), attendre dans une atmosphère glaciale pendant 1h30 en maudissant la SNCF, rater du coup la conférence de presse, chercher désespérément une prise dans le show-room pour avoir assez de batterie pour poster durant la cérémonie des As d’Or (oui si vous êtes amis avec moi vous avez la chance chaque année de suivre tout mon festival sur Facebook, même si vous n’en avez rien à battre, comme je l’ai dit plus haut, j’aime jouer les reporteurs).

Puis vient la cérémonie, tu rentres enfin dans le truc, tu ris avec les autres, tu es ému, tu as l’impression de faire partie de ce petit monde. L’émotion est essentiellement donnée par les auteurs présents, cette année ceux de Kikou Le Coucou, des catalans très sympathiques, et ceux de Imagine, qui nous ont fait un super discours en japonais avec leur éditeur qui lisait la traduction, c’était drôle.

Ensuite nous avons eu le droit à un cocktail, plein de gens partout, tu cherches les têtes que tu connais, tu discutes de ce que chacun a prévu (puis c’est cool de pouvoir discuter d’un sujet qui te passionne avec d’autres gens passionnés).

Les trois jours suivants ont été consacrés à tester le plus de nouveautés possible.

Dans l’ordre chronologique :

AU FESTIVAL :

Les Montagnes Hallucinées, prototype IELLO, de Rob Daviau, illustré par Miguel Coimbra : Un party game coopératif qui rend fou, mêlant réflexion et vitesse, beaucoup trop stressant pour moi.

Batman the boardgame, prochain kickstarter chez MONOLITH : Jeu de plateau à scénario, avec des figurines dans l’univers de Batman.

Mafiozoo, chez SUPER MEEPLE, de Rüdiger Dorn, illustré par Damien Colboc : Jeu de placement et de majorité avec un univers graphique bien sympa.

Exodus, chez SWEET NOVEMBER, de Serge Macasdar, illustré par Gaël Lannurien et François Baranger : Un de mes coups de cœur du festival, la preuve je l’ai pré-commandé. Jeu très stratégique avec un vrai univers derrière (que vous pouvez retrouver ici : https://www.facebook.com/Seeders-214103092116035 ). Vous placez vos personnages sur le plateau autour des cartes que vous voulez obtenir, si votre personnage matche avec la carte vous avez plus de chances. On fait le décompte, ceux qui sont majoritaires emportent les cartes pour lesquelles ils le sont, si un personnage n’obtient rien, il a un bonus pour la prochaine même phase. Ensuite on construit les cartes obtenues et on en applique les pouvoirs (du style détruire une carte d’un adversaire, ne comptez pas sur ce jeu pour vous faire des amis à votre table). Un de mes petits camarades fera un article plus complet prochainement (on est beaucoup à l’avoir mis en coup de cœur).

Abyss : Leviathan, prototype BOMBYX, de Bruno Cathala et Charles Chevallier : C’est Monsieur Cathala en personne qui nous a expliqué les règles de la prochaine extension d’Abyss. La classe. En plus il a partagé ses bonbons. J’ai trouvé que cette extension rajoutait vraiment quelque chose en modifiant les rencontres avec les monstres. J’ai hâte de voir comment ça va évoluer.

Photosynthesis, chez BLUE ORANGE, de Hjalmar Hach, illustré par Sabrina Miramon : Un jeux de plantation où les arbres poussent si pas comme moi vous arrivez à visualiser où le soleil projettera ses rayons aux tours suivants.

Steamers, prototype BOMBYX, de Bruno Cathala et Florian Sirieix, illustré par Felideus Bubastis : Mon autre coup de cœur du festival, j’ai ressenti en jouant presque autant de joie qu’en testant Dice Forge l’année dernière, je veux ce jeu. Mais il va falloir encore attendre un peu je le crains. Mais ça annonce du bon, du très bon. Une bonne mécanique de choix stratégique, un univers très steampunk, plein de façons de gagner (la preuve on a fini à trois ex-æquo en ne faisant pas du tout la même chose) (mon seul regret étant que visiblement les assistants trop trop mignons n’ont pas le graphisme définitif).

Jelly Squad, prototype LIBELLUD, d’Antonin Boccara : Un party game où il faut être vraiment rapide et avoir des grands bras, pas comme moi, mais j’ai trouvé quand même ça plutôt fun.

Arboria, chez LUMBERJACKS, de Christophe Boelinger, illustré par Bertrand Benoit : Un jeu de placement où l’on fait pousser des fleurs et on déplace des nuages.

Jack et le haricot magique, prototype PURPLE BRAIN, de Frédéric Morard et illustré par Pierô et Naïade : Benoit Forget l’éditeur de Purple Brain, qui nous a présenté le jeu, a mis la photo que j’ai prise de lui comme photo de profil facebook, c’est pas trop la classe ? Sinon normalement les jeux d’adresse c’est pas du tout mon truc, et c’est ça qui est cool avec Cannes : tu suis Kristoff qui dit y’a une place sur tel jeu, tu sais pas ce que c’est et tu dis oui, tu te retrouves à essayer des jeux que tu n’aurais sûrement pas testé sinon, et même que tu les apprécies (en prime tu rencontres des gens sympas). Bref, je suis nulle aux jeux d’adresse, j’ai toujours l’impression de pas jouer vu que je me ramasse, et bien là j’ai fini deuxième (derrière Benoit Forget, ça revient à gagner, il triche il est super entraîné). Le principe : on lance des dés qu’on doit empiler et qui ont des effets. C’est simple, c’est cool.

Pyramids, chez IELLO, de Matthew Dunstan et Brett J. Gilbert, illustré par Camille Chaussy et Michael Menzel : Un chouette jeu de placement de cartes.

 

AU OFF (oui la liste est courte, comme mon endurance, malheureusement) :

Caca prout : Inexplicable.

Les démons d’Halloween, un proto de jeu de plateau à scénario plutôt rigolo. (https://www.facebook.com/DemonsHalloween)

Overseers de chez IGIARI : Un jeu de bluff que j’ai bien aimé.

BILAN :

Je ne vous parle même pas du reste, le soleil, l’hôtel (Merci Olivier), les milkshakes géants, les rencontres, l’alcool, de la murder mysterium, tout ce qui fait que le FIJ est génial et que je n’ai qu’une envie, c’est d’y retourner. Parce que ma sardine est déjà super longue et je sens qu’on va me le faire remarquer.
Et d’ailleurs, j’en profite aussi pour dire un grand merci à Alice de m’avoir envoyée représenter le https://lemoulinacritiques.blogspot.fr/ où vous pouvez lire mon autre article de retour :p

J’ai tout de même quelques regrets, les journées sont beaucoup trop courtes, j’ai besoin de trop de sommeil, et du coup j’ai plein de jeux que me faisaient de l’œil comme l’extension de Splendor, Magic Maze, Argh, Yamataï, Century que je n’ai pas pu tester. Je suis sûre aussi que j’ai loupé plein de jeux prometteurs au OFF et dans le proto lab.

Mon objectif pour l’année prochaine, devenir Kristoff, en plus sexy.

Ah et arrêter d’acheter n’importe quoi avec des chats.

Une pensée sur “Vivement le FIJ 2018 !

  • 13 mars 2017 à 17 h 35 min
    Permalink

    Eh oh, non mais je suis très sexy !!

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