Mes derniers jours au FIJ 2020

Désolé pour ce retard d’une semaine avant la publication de cet article, mais la fatigue accumulée lors du festival, le trajet retour, la reprise de mes activités professionnelles et de mes autres loisirs (oui je n’ai pas que le jeu de société dans ma vie) n’ont pas permis que je dégage suffisamment de temps pour cet article.

Le dimanche matin nous avons consacré pas mal de temps à Cthulhu : Death May Die de CMON. Nous avons fait une partie complète que nous avons gagnée (alors que pour le salon on tournait à 15% de victoire). Bien que nous ayons joué entre passionnés de jeux coopératifs et de jeux narratifs nous avons été un peu déçus. Certes le matériel est magnifique et les mécanismes sont bons mais la partie se résume à beaucoup de combats avec son lot de lancés de dés, et nous n’avons pas ressenti la partie enquête qui est pourtant la marque des jeux utilisant cet univers.

Par la suite j’ai pu essayer avec mes compères Mystery House de chez Gigamic et pour moi c’est le premier jeu de société où l’on ressent les sensations d’une Escape Game. Nous avons réussi sur le fil à déminer la banque. Le système de mur s’enlevant les uns après les autres reproduit très bien ce que l’on pourrait faire dans une Escape Game réelle.

Nous avons essayé également Deathwager chez octoko, une sorte de jeu de plis avec une magnifique direction artistique et des illustrations sublimes. Le jeu est très malin, très rapide et permet beaucoup de coups de putes et des retournements de situation. Le jeu peut également servir à la divination mais étant hermétique à ce genre je ne vous en dirai pas plus. Je me demande l’intérêt d’avoir fait venir un chanteur de Métal qui a également composé avec son groupe une BO pour ce jeu. Je suis assez dubitatif quant à cette démarche. Autant je peux la comprendre dans un jeu d’ambiance, un jeu narratif ou un JDR, mais ici je n’en vois pas bien l’intérêt. Le jeu est actuellement en campagne de crowfunding sur KS.

Nous avons essayé également le dernier né de Ludonaute, What’s Missing un jeu de dessin. C’est un très bon jeu de dessin qui remplacera facilement Pictionary pour les passionnés de ce type de jeux. Dans What’s Missing, chaque joueur pioche une carte sur laquelle il y a un dessin et doit faire deviner aux autres ce dessin. Le principe du jeu est de ne pas dessiner ce qu’il y a sur la carte mais de faire un dessin qui permette de trouver ce qu’il y a sur la carte.

Enfin nous avons testé les très labyrinthiques casse-têtes Inside3 Legend de chez Inside3. Dans la ligne de Perplexus, l’intérêt de ces jeux est d’avoir mis un décor (une forteresse) et une histoire. C’est très bien réalisé et possède une certaine difficulté. En effet, une partie du labyrinthe n’est pas vue par le joueur car elle se situe dans un souterrain. En observant bien le parcours en surface, on devrait trouver un plan qui nous indique le chemin à suivre lorsqu’on est en sous-sol.

Le soir, mes colocataires d’appartement ont joué à Dice Hospital de Sweet Meeple, un jeu de placement dans le monde hospitalier qui semble très bien fonctionner.

Lors du voyage de retour, nous avons pu jouer à une création de Bruno Cathala, Kameleo, chez Blue Orange, un casse-tête dans la lignée des jeux de chez Smart Games, qui marche très bien. Puis nous avons joué à la première boîte de la gamme Crime Zoom, intitulée Sa dernière Carte, chez Aurora. La partie a confirmé tout le bien que je pensais du jeu après sa version de démonstration. On relèvera juste quelques petites erreurs au niveau du livret de règles (la boîte ne contient pas les cartes du tutoriel, il faudrait revoir la formulation en changeant « tutoriel » par « exemples ») et le livret ne contient pas le tableau des scores, alors qu’il nous explique comment les calculer. Du coup, on obtient un score, mais on ne sait pas à quoi cela correspond, si on a été bon ou mauvais.

PS : un grand merci à Fabrice, RedDragon et Shikita ga Naï mes correcteurs au-dessus de l’épaule. Pour l’année prochaine je renouvellerai l’expérience mais en préparant mieux la chose afin d’éviter certains problèmes techniques auxquel je me suis confronté.

C’est le dernier article de cette série, devrait suivre ultérieurement des articles plus détaillés sur certains jeux et un article bilan du FIJ et de l’évolution du monde ludique de l’année dernière.

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