Harry Potter Hogwarts battle

Pour l’instant vous ne le trouverez que difficilement en France pour des histoires de droits d’auteur, et uniquement en anglais. Mais le deckbuilding Harry Potter existe, et rien ne peut arrêter les elfes de maison de la BàC dans leur quête perpétuelle du pouvoir ludique.

 

Édité par USAopoly, Harry Potter’s Hogwarts battle est donc un deckbuilding. Chacun aura ses cartes spécifiques de départ, et pourra acheter d’autres cartes au cours du jeu pour faire grossir son paquet. Le but est de chercher les combos ultimes pour mettre la pâtée à Celui qu’on doit pas dire son nom et ses comparses, avant que ceux-ci ne remportent la partie. C’est un jeu coopératif contre le jeu.

Jouable jusqu’à 4, il vous permet d’incarner Harry, Ron, Hermione ou Neville, et chacun aura son petit plateau représentant ses points de vie et ses réserves de pions, agrémenté d’une photo du personnage.

 

Lorsque vous commencez, vous avez les photos des acteurs du premier film, et les scénarios évoluant, vous changerez progressivement de photos pour suivre l’évolution du petit monde d’Harry Potter. Car oui, le jeu n’est pas statique façon Shadowrun Crossfire mais vous fait revivre chaque épisode de la saga à la suite.
En tout, 7 boîtes de cartes d’ennemis, d’événements négatifs (les « Dark art cards ») sont disponibles dans le jeu ; à chaque fois que vous avez réussi un chapitre, vous pouvez vous lancez dans le suivant en conservant certaines cartes, en en remplaçant d’autres, selon ce que vous dit le livret inclus. Et vous obtenez ainsi un jeu évolutif à la difficulté croissante.
Heureusement, comme Harry et ses amis, vos cartes d’actions vont progressivement évoluer, vos alliés devenir plus nombreux, afin de contrer les forces maléfiques à l’œuvre dans Poudlard.

Comme quoi c’est important de bien travailler à l’école.

La dynamique du jeu reste fort simple et une bonne initiation aux deckbuilding.
Les cartes en main permettent le plus souvent d’obtenir des Éclairs, qui vont faire perdre de la vie à vos ennemis, soit des pions INFLUENCE qui permettent d’acheter des cartes plus fortes. Mais avant de pouvoir jouer, chacun tire une ou plusieurs cartes Dark art pour savoir ce qui arrive, et regarde les adversaires en jeu. Chacun d’entre-eux a une capacité néfaste qui peut s’activer automatiquement, ou lors de Dark art particulières.
Le but est d’éliminer tous les adversaires, un par un lors des premières parties, et jusqu’à 3 simultanés quand la chronologie progresse !
Si jamais les méchants réussissent à poser autant de pions « Villain Control  » qu’indiqué sur les cartes lieux du scénario en cours, c’est perdu : Voldemor a réussi à infiltrer l’école et son influence est devenue trop forte.

 

Si le système est simple, le jeu lui n’est pas si tranquille que ça. Capable de vous enchaîner les pertes de points de vie jusqu’à vous mettre KO en un tour, ou de vous empêcher d’agir. Il reste jouable, même un KO n’est que temporaire et n’empêche pas de jouer. Vous repartez avec tous vos points de vie au tour suivant, mais les méchants auront automatiquement avancé leur influence sur le lieu.

A savoir qu’à partir du 4ème film, il est temps que les joueurs s’organisent et jouent coopératifs et se distribuent « les rôles « . Continuer sur le chemin de traverse …. mène fatalement à se faire piétiner par le jeu. Si Hermione aide les autres à s’acheter des cartes fortes, Ron joue beaucoup plus avec les alliés et Harry combat les méchants. Neville soignera et combattra également. L’immersion dans le monde d’Harry Potter est totale ! Véritable ode aux films, chaque détail a été travaillé pour satisfaire les fans. Entre les images tirées des films, les photos des acteurs et les dés aux couleurs des 4 maisons, on s’y retrouve ! Même les symboles sur les cartes Sorts représentent les gestes à effectuer avec sa baguette pour le lancer.

La rejouabilite n’est pas le maître mot du jeu, mais celui-ci n’est pas en priorité destiné aux hardcore gamer. Une fois réussi les 7 scénarios – mais y a du boulot déjà pour y arriver – revenir sur ce jeu n’apportera pas vraiment de renouveau au niveau tactique. Au mieux vous changerez de personnage, mais c’est tout.
Par contre, vous aurez plutôt tendance à le ressortir pour votre petite nièce ou petit neveu fan d’Harry Potter, ou pour faire baver d’envie Blacksad, et peut-être engager une ou deux parties histoire de.

Et c’est magique car il est toujours agréable de replonger dans l’univers d’Hermione, d’Hagrid et d’Albus Dumbledore.

Pour ceux qui détestent l’univers par contre, passez votre chemin. Le jeu est bien, certes, mais ne révolutionne pas le deckbuilding en soi. Évitez-vous une crise d’allergie et choisissez un autre jeu plus dans vos cordes.

Hoggwart battle est une belle réussite. Matériel et illustrations de qualité, mécanique fluide, il se permet même d’être accessible aux novices du jeu qui peuvent s’amuser tout en évitant l’écueil « adaptation sans intérêt « . En tout cas, au début. Puisque très vite, mais progressivement, on retrouve le stress des jeux de genre, la concentration, la frustration de perdre sur le fil du rasoir et l’envie de s’y remettre de suite. Pour finalement souffler de soulagement lorsqu’on réussit à finir l’histoire….

…qui continue : un elfe de maison m’informe que la sortie de l’extension « The Monster Box of Monsters » est imminente !  Nous vous tiendrons informés dans une sardine très prochainement.

Satan

Satan, ennemi publique numero 1 depuis des millénaires, grand strateguerre de la soirée murder, ayatollah du jeu du rôle, prince du Deck building et Parain de la mafia ludique au sein de la Boîte à Chimère.

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