Êtes-vous plutôt kumotori ou petits chats asiatiques ?

Non seulement le continent asiatique nous envoie de sympathiques jeux provenant généralement du Japon ou de Corée, mais il représente aussi une inépuisable source d’inspiration pour les auteurs européens en mal de thème original. Alors ne boudons pas notre plaisir et parlons un peu de deux jeux qui – tout en n’ayant rien à voir excepté qu’ils se déroulent en Asie – ont tapé dans l’œil de deux de nos chroniqueurs.

Kumo Hogosha, les kumotoris se jettent la pierre

Kumo Hogosha est un jeu de Nico Pirard et Patrick Gere, illustré par Frédéric Genet et édité par Morning Player. Fabrice nous en parle :

Une pierre d’équilibre, lourde pierre verticale ornée de glyphes, siège au centre d’une arène. Deux équipes de forts et puissants kumotoris (à mi-chemin entre les sumos et les guerriers maoris) s’affrontent afin d’expulser la pierre d’équilibre dans le camp adverse.

Kumo - IMG_7729

Le matériel

L’arène est constituée d’un plateau de 9×9 carrés, pouvant pivoter en son centre.

Chaque kumotori est représenté par un dé à 6 faces représentant les actions spéciales pouvant être réalisées par le joueur.

Et bien entendu, la pierre d’équilibre, un plateau et des aides de jeux.

Le fonctionnement

Deux camps s’affrontent dans Kumo Hogasha, il se joue donc à 2 joueurs ou à 4 (2 vs 2). Chaque joueur dispose de base de cinq actions par tour (8 actions si on joue à 4 par équipe), dont une action obligatoire. Chaque kumotori capturé octroie une action supplémentaire.

Les actions de base : faire pivoter l’arène de 90° (cette action est obligatoire), déplacer un kumotori, faire entrer un kumotori dans l’arène, et libérer un de ses kumotoris prisonniers.
Côté actions spéciales nous avons : courir, sauter, agripper un kumotori (afin de déplacer plusieurs kumotoris en bloc), projeter un kumotori (expulser un kumotori adverse dans son propre camp permet de le capturer !), bloquer un kumotori, et déplacer la pierre d’équilibre à l’aide de deux kumotoris.

Voilà ! c’est à peu près aussi simple que cela. Tout le sel du jeu va résider dans le placement de vos sumotoris et la bonne gestion de vos actions.

L’avis de Fabrice

Proche des jeux abstraits, Kumo Hogasha devrait plaire aux joueurs de stratégie calculatoire, aucune place n’est laissée au hasard, les règles sont simples mais stratégiques à l’instar des échecs ou des dames.

J’ai particulièrement apprécié la qualité du matériel. Il s’en dégage une impression de solidité qui convient très bien au thème.
Les dés représentant les kumotoris sont de gros dés lourds en bois, à l’image de ces lutteurs. La pierre d’équilibre est une pièce verticale lourde, stable et solide dont la texture rappelle la pierre.

L’iconographie générale est claire. Le plateau et les aides de jeu sont joliment décorés avec suffisamment de détails pour créer une ambiance agréable à l’œil tout en restant suffisamment dépouillés pour être lisibles. Bref ! du travail propre et efficace.

Wha-chat-bi,  le jeux où les chats sont trop mignons (et trop gourmands)

Wha-chat-bi, est un jeu de Kuraki Mura, illustré par Wee Yee Chong, édité par Swan Panasia Games et IELLO.

Difficile pour moi de ne pas tester un jeu dans lequel il y a des chats, a fortiori si les illustrations font sensation. Donc avant même de partir  pour Cannes, Wha-Chat-bi, un des derniers nés de la gamme mini-games de chez Iello , était dans ma liste de «à jouer à tout prix , prêt à griffer s’il faut ». Heureusement pour tous, j’ai trouvé une place dès le vendredi et sans avoir besoin de sortir les griffes.

Ce jeu de cartes est un « stop ou encore » dans lequel vous incarnez un chat gourmand qui mange des sushi, et qui mange, et qui mange… Mais gare à l’indigestion, il faut croiser les pattes pour ne pas piocher la carte « J’ai mal au ventre » qui vous donnera un malus et vous mettra en mauvaise position pour la victoire. Bref, un jeu simple et pas si rapide pour jouer en famille avec ou sans sushis à portée de main.

Photo Kumo Hogosha © Hervé Fabre
Photo Wha-chat-bi © La Boite à Chimère

 

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