Les belles nouveautés du FIJ Cannes 2016

Nous partîmes dix et par un prompt renfort nous nous vîmes cent-cinquante-mille en arrivant au Festival International des Jeux de Cannes (FIJ pour les intimes). Eh oui ! Le plus important évènement ludique francophone — qui vient de fêter ses 30 ans — confirme une nouvelle fois être le lieu incontournable pour découvrir les nouveautés du jour et à venir, tester des prototypes en cours de développement et rencontrer tout ce qui compte dans le jeux de société modernes. Pour ce rapide article consacré au FIJ 2016, nous allons nous concentrer sur le festival en lui-même et quelques belles découvertes déjà sorties ou proches.

Pour les malchanceux qui n’ont jamais eu l’occasion d’y aller, il faut rappeler que le FIJ se déroule au Palais des festivals de Cannes. Oui, c’est assez classieux, surtout quand on assiste à la remise des As d’or après avoir « monté les marches » (c’est très con, mais on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine émotion alors que — pour le coup — il n’y a aucune foule de fans hystériques pour faire la claque, à part Tom Vuarchex qui passait par là, ce qui est quand même pas mal).

Un beau palmarès

Puisqu’on parle des As d’or, rappelons que ce prix représente la principale récompense française en matière de jeux de société (pub copinage : écoutez d’ailleurs l’interview des éditeurs récompensés sur dernier podcast de La Ligue des joueurs ordinaires sur RadioKawa). Malgré les inévitables polémiques¹, le jury de professionnels a réellement fait son job : la sélection des trois catégories était diversifiée et les primés sont, de notre point de vue, incontestables. Aussi étrange que ça puisse paraître, nous n’avions pas encore abordé les trois jeux As d’or, rattrapons donc ce retard :

Maître Renard, de Frédéric Vuagnat, illustré par Charlène Le Scanff et édité par Superlude, As d’or catégorie « enfant ».
Ironie du sort, Maître Renard se retrouve primé exactement un an après sa sortie à Cannes, en 2015. Ce jeu, où il s’agit de reconnaître le plus rapidement possible au toucher — et les yeux couverts par un masque — des animaux représentés par des petites figurines en bois, est un petit bijou ludique, très drôle à pratiquer pour des enfants… comme entre adultes qui peuvent découvrir une nouvelle forme de Party Game.

Pandemic Legacy, de Matt Leacock et Rob Daviau, illustré par Chris Quilliams et édité par Filosofia, As d’or catégorie « expert » qui a complètement tapé dans l’oeil de Zephiriel : « L’un de mes jeux favoris revient sur le devant de la scène avec cette nouvelle mouture. Et je peux clairement vous dire qu’il mérite haut la main cet As d’Or. Pandemic : Legacy est donc le jeu classique que nous connaissons : 4 maladies vont s’étendre sur la planète et 4 joueurs vont devoir les combattre à coup de remède et de recherche d’un vaccins pour les éradiquer. Mais la touche Legacy va bien plus loin en implantant des éléments RP dans le jeu : évolution des maladies, villes éradiquées, cicatrices pour vos personnages, etc. Tout cela se répercute d’une partie à l’autre rendant chaque nouvel essai encore plus difficile et trépidant. En deux mots, Pandemic Legacy c’est un As d’Or. »

Mysterium, d’Oleg Sidorenko et Oleksandr Nevskiy, illustré par Igor Burlakov et Xavier Collette, édité par Libellud, As d’or « jeu de l’année ».
Dans un précédent article consacré aux jeux 2015 préférés des chimériens, nous avions déjà rapidement dit tout le bien que nous pensons de ce jeu coopératif, rejeton improbable de Cluedo et de Dixit. En permettant de réunir autour d’une même table un public aussi varié que les joueurs du dimanche, les rôlistes et les accros du cube en bois, Mysterium mérite largement son titre de jeu de l’année 2015.

Cannes, c’est aussi les paillettes et le cinéma !

Quand on est à Cannes, et au Palais des festivals en prime, on ne peut faire l’impasse sur le septième art. Évènement exceptionnel, le FIJ et Asmodée ont donc organisé une soirée Timeline spécialement tournée autour des films ayant marqué le Festival de Cannes.
Animée par Marcus, cette soirée-jeu était l’occasion pour le public, réparti en trois équipes, de confronter leur culture cinématographique sous la houlette de leaders charismatiques et légèrement cabots (si, si, surtout les barbus) : Frédéric Henry (auteur du jeu Timeline), Pierô (illustrateur poilu du Timeline Cannes & Cinéma) et Monsieur Phal (homme orchestre à la pilosité légendaire). Il s’agissait donc de classer dans l’ordre chronologique les 55 cartes de cette édition spéciale, dans une ambiance survoltée largement due aux provocations des célébrités susnommées. Bref, on s’est bien marré.

Les nouveautés qui valent le coup d’œil

Trois jours de festival ne sont pas de trop pour sillonner les 30 000 m² de stands ludiques répartis entre les jeux de société modernes, les jeux vidéos, le jeu de rôle et l’espace jeunesse. D’ailleurs on n’a pas pu… à force de courir partout pour honorer les rendez-vous, l’espoir de jeter un coup d’œil à certaines sections a été définitivement abandonné pour nous concentrer sur un objectif prioritaire : essayer un maximum de jeux !
Mission accomplie collectivement : plus d’une soixantaine de jeux et prototypes essayés ! Évidemment, tous ne nous ont pas convaincus, mais les belles surprises sont quand même trop nombreuses pour en faire un seul article. En voici déjà une première fournée :

♥♥♥♥♥♥♥ Via Nebula, un jeu de Martin Wallace, illustré par Vincent Joubert et édité par les Space Cowboys, Kristoff nous explique de quoi il en retourne :
On en entendait parler depuis quelques semaines, mais aucun d’entre nous n’avait encore pu essayer le dernier né des Space Cowboys. L’occasion était trop belle pour découvrir ce jeu au fonctionnement apparemment traditionnel (gestion de ressources représentées par des figurines en bois, plateau découpé en polygones, cartes bâtiments). Le pitch commence à être connu ; nous sommes dans un territoire couvert par la brume d’où émergent des terrains en chantier et quelques espaces susceptibles de fournir des ressources (les habituels blés, pierres, briques et bois, auxquels s’ajoutent des meeples cochons qui font généralement s’exclamer « oh qu’ils sont mignons », ce sera le seul moment attendrissant d’une partie, après l’ambiance se gâte). Il s’agit donc de construire des bâtiments après en avoir acheminé les ressources à travers des espaces dégagés de la brume.
On peut dire que l’essai est concluant, Via Nebula bénéficie d’excellents retours dans notre petit groupe : des règles simples à assimiler, un matériel très joli, mais surtout une particularité dans son fonctionnement qui fait la joie des amateurs de cubes en bois. En effet, bien que n’ayant aucun rapport avec un jeu coopératif – bien au contraire – la mécanique oblige parfois le joueur à faire le choix de servir les intérêts des adversaires pour pouvoir avancer dans ses propres objectifs. L’individualisme forcené est ainsi mis à mal, et s’empêcher d’aider tel concurrent peut nous ralentir et voir la victoire nous échapper.
De tous les jeux commercialisés pour Cannes, Via Nebula est certainement l’un des plus intéressants et devrait connaître un beau succès public.
Ce jeu a aussi été particulièrement apprécié par Blacksad, Eriamelo, Wazze, Mademoiselle H., Ketrus et Fabrice

 

deicro10♥♥♥ Décrocher la Lune, un proto de Juan Rodriguez et Fabien Riffaud, édité prochainement chez Bombyx et raconté par Blacksad :
Au détour d’une allée, coincé derrière des manchots barjots² un tant soit peu bruyants, on aperçoit un jeu aussi joli que poétique, c’est Décrocher la Lune, un prototype déjà bien abouti prévu pour cet été chez Bombyx. Ni une ni deux, après de rapides explications, on se lance donc dans ce jeu d’adresse malin et onirique. Devant nous, un tas de jolies échelles toutes biscornues qu’il faut assembler chacun son tour suivant ce que désigne un dé : croiser une autre échelle, reposer sur deux autres (et seulement deux) ou s’élever plus haut que toutes les autres afin d’atteindre la lune. Très vite, l’assemblage de barreaux devient instable, et malgré toutes les bonnes volontés il devient de moins en moins facile d’atteindre son but ; surtout quand, comme moi, on a de grosses pattes à la place des doigts. Si on échoue, si les échelles s’écroulent ou si on ne respecte pas les conditions dictées par le dé, on reçoit une larme de Lune. Et là rien que d’en parler, j’ai la gorge toute nouée en me rappelant le nombre de larmes que j’ai fait pleurer malgré moi à ce pauvre astre de la nuit qui n’avait rien demandé. Et pourtant, je rassure les plus maladroits d’entre vous, rien d’infaisable dans l’empilage d’échelles. De l’avis du gagnant et comme de celui du perdant, la difficulté du jeu est parfaitement équilibrée. Bref, cette halte au clair de lune a été fort appréciée de notre équipe de testeurs.
Lors des Asmo’nights, j’ai pu voir la version surdim’ de Décrocher la Lune, sans pouvoir y toucher en raison du monde qui y gravitait déjà en orbite, preuve de la réussite de ce jeu en devenir… même si j’ai pu observer que dans la rubrique « je fais pleurer la Lune », j’ai pas mal de concurrence.

Ce jeu a été aussi particulièrement apprécié par Shikata et Fabrice

 

sonar♥♥♥♥ Captain S.O.N.A.R., un jeu de Roberto Fraga et Yohan Lemonnier, un proto à sortir chez Matagot, Shikata nous en dit plus :
Imaginez qu’au détour d’une allée, vous tombiez sur deux équipes de quatre joueurs arborant des épaulettes militaires et séparés par un paravent d’une longueur phénoménale. Vous venez de croiser une table de Captain S.O.N.A.R. dont la sortie est prévue en août 2016. Ce jeu oppose deux équipes de sous-mariniers dont le but est de couler l’adversaire avant d’être soi-même détruit. Le matériel comprendra des paravents, des cartes et des feuilles plastifiées sur lesquelles écrire au marqueur effaçable, des bandanas et des épaulettes aimantées.
En voyant la carte du capitaine, où celui-ci trace les déplacements de son navire dans un quadrillage, on pourrait penser qu’on assiste à une partie de bataille-navale, sauf que l’expérience diffère dans deux faits importants : les fonctions sont réparties au sein de chaque équipe et les ordres sont simultanés : fébrilité et ambiance garanties. Les seuls moments où le temps semble suspendu sont lors du déclenchement des équipements ; à l’instar des films hollywoodiens, les équipages font alors silence et retiennent leur souffle le temps de savoir si une arme touche ou si l’ennemi est détecté. En dehors du capitaine, chaque équipage se compose d’un second qui gère les équipements et communique avec le mécano, lequel indique comment réparer. L’officier des communications, lui, écoute les directives adverses pour découvrir leur position. Chaque rôle équivaut à une expérience de jeu différente et, pour gagner, l’équipage a l’obligation de se coordonner car il est impossible de faire attention à tout.
Niveau rejouabilité et dosage de la difficulté, plusieurs cartes sont prévues ainsi qu’un mode scénario permettant de déclencher de nouvelles options. Le jeu peut se jouer à quatre en cumulant les rôles ou au tour par tour, mais l’option la plus intéressante semble être le mode simultané à huit.
Ce jeu a été aussi particulièrement apprécié par Blacksad, Eriamelo et Fabrice (et les autres regrettent de ne pas avoir pu l’essayer)


vikings
♥♥♥ Vikings on Board, un jeu de Pascal Pelemans, Catherine Dumas et Charles Chevallier, illustré par Christine Deschamps et Maëva Da Silva, édité par Blue Orange, et dont la sortie est prévue pour septembre 2016. Kristoff étant très fourbe, c’est lui qui peut le mieux en parler :
Se mettre à cinq (et je ne compte pas l’éditeur) pour sortir un jeu aussi vicieux que Vikings on Board relève quasiment du crime en bande organisée. J’avais été prévenu avant cette partie découverte : on risque d’y perdre ses amis… je trouve l’avertissement légèrement en-dessous de la réalité. En effet, malgré un matériel très familial (oh ! les jolis drakkars en 3D et les couleurs chatoyantes du plateau de jeu !), il peut arriver que des envies de meurtre surviennent après le énième coup en traître. Je sais ce que vous allez me rétorquer : « Quand on joue des Vikings qui partent au pillage, il ne faut pas s’attendre à une ambiance de salon de thé avec macarons et dentelles ! » Certes, il s’agit effectivement de contrôler des vaisseaux en partance, si possible chargés des ressources les plus valorisées, avant que ceux-ci ne prennent le large. Mais voilà, dans ce jeu de majorité, vos adversaires vont avoir tendance à échanger vos troupes avec les leurs, vous quittez ainsi un vaisseau garni à ras bord des meilleurs produits, pour vous retrouver — avec une majorité écrasante — sur un rafiot complètement vide dont un salopard va se charger de faire lever l’ancre.
Amateurs de calculs byzantins avec optimisation planifiée sur 11 tours, passez votre chemin, Vikings on Board est un jeu d’opportunisme, avec fourberie intégrée et une absence totale de scrupule. Bref, c’est ignoble et c’est ça qui est bon.
Ce jeu a été aussi particulièrement apprécié par Shikata et Eriamelo.

 

imagine♥♥ Imagine, un jeu de Hiromi Oikawa, Motoyuki Ohki et Shingo Fujita, illustré par Shintaro Ono, édité par  Moonster Games et Cocktail Games. On sait qu’un petit dessin vaut mieux qu’un long discours, alors c’est Blacksad qui nous en parle :
S’il y en un a qui a bien trouvé sa place sur le salon, c’est l’éditeur de jeux d’ambiance Cocktail Games. En fin stratège (ou de façon totalement fortuite), il a posé ses tables juste à côté du très convoité Dice Forge. C’est ainsi que beaucoup, en attendant leur place sur le proto de Libellud, se sont laissé avoir au jeu du « une petite partie rapide en attendant que la place se libère » et ont testé Imagine : un jeu pas encore sorti, mais qui fait déjà pas mal parler de lui. Le principe est simple : un joueur a un mot ou une expression à faire deviner, les autres doivent trouver. Mais comment doit-on le faire deviner ? Avec des mots ? des mimes ? des dessins ? des sons ?… A priori, tout a déjà été fait. Et bien non, Imagine renouvèle le genre en proposant d’utiliser des pictogrammes qui sont (c’est astucieux) imprimés sur des cartes transparentes. De ce fait, on peut aisément superposer les images et même les animer pour faire deviner notre mot. Simple mais terriblement efficace et accrocheur. Preuve en est, qu’en fin de salon, le bouche à oreille ayant fait son travail, les gens faisaient la queue pour tester Imagine. Bien sûr, à la Boite à Chimère, comme tout le monde, on a essayé. Certains étant, a priori, plus doués que d’autres pour faire deviner leurs mots. Je vous laisse juge.

"Un éboueur" par Gomelon
« Un éboueur », par Kristoff
"Une tondeuse à gazon" par Fabrice
« Une tondeuse à gazon », par Fabrice
"Un coup de foudre" par Blacksad
« Un coup de foudre », par Blacksad

 

 

 

 

 

 

 

 

En tous cas, doués ou pas, on s’est bien marré. Ce qui est l’essentiel pour un party game. En plus, cerise sur le gâteau, le matériel est beau, bien imprimé et à première vue résistant. Sortie prévue en mai avec plein de fous rires et de mauvaise foi en perspective à l’intérieur de la boite.
Ce jeu a été aussi particulièrement apprécié par Fabrice

Une escape room en festival ? C’est possible !

escapeTerminons ce premier article consacré au FIJ 2016 par une expérience intéressante. En effet, nous avons été plutôt impressionnés par l’escape game Sherlock proposé par la société Lockout au FIJ de Cannes. Le pari de proposer un condensé de ce type de jeu, dans lequel il faut résoudre des énigmes pour sortir d’une pièce en un temps limité, semblait loin d’être gagné en raison des contraintes imposées par un salon; à savoir un espace limité et l’obligation de réduire le temps de jeu à 30 minutes pour permettre au plus grand nombre de profiter de l’expérience sans que celle-ci soit au rabais. Grâce à un thème très correctement retranscrit et un matériel plutôt bien choisi, nous étions dès l’entrée dans l’ambiance holmesesque. Le nombre d’énigmes plutôt conséquent a permis aux joueurs de tester à la fois leur adresse, leur esprit de déduction et leurs capacités à fouiller.
Il y avait de quoi faire pour les débutants comme pour ceux qui avaient déjà participé à ce type de jeu. Pari réussi donc.

Voilà, cet article de retour de Cannes est terminé, nous avions encore des dizaines de jeux à évoquer mais le temps nous manque pour réunir les impressions de chacun. En attendant le FIJ 2017, jouez aux jeux déjà sortis… et faites des économies car ce qui se prépare pour les mois à venir promet encore de beaux moments ludiques !

 

¹ : Une polémique a vu le jour concernant la présence de Marcus dans la liste officielle du jury alors que, de son propre aveu, il n’a pas joué à l’ensemble des jeux, ni participé à la sélection et au vote final des As d’or. Le présentateur de Nolife a avant tout été engagé par le festival pour animer la soirée des As d’or et attirer un public jeux vidéo, d’où une sorte de confusion des rôles qui a déclenché la colère de certains professionnels du jeu.

² : Un jeu tout nouveau, tout rigolo de Matthieu Lanvin et Bruno Cathala, illustré par Rémy Tornior et fraichement édité par Bombyx.

2 pensées sur “Les belles nouveautés du FIJ Cannes 2016

  • 15 mars 2016 à 10 h 13 min
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    Ou on se rend compte que pour Blacksad, un coup de foudre c’est un bon plaquage tête en avant. Vous savez ce qui vous reste à faire pour la séduire les mecs

    Je reste curieux sur ce SONAR, j’aimerais bien assisté à une partie. Ça doit frisé le bordel organisé et la mauvaise fois, intéressant
    Quand à Vicking, pour avoir testé le prototype j’avoue avoir bien apprécié le jeu.
    Merci pour ce documentaire animalier sur le Ludis Sapiens

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  • 15 mars 2016 à 10 h 49 min
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    Captain Sonar : ça frise pas le bordel, c’est du bordel organisé. J’ai failli avoir une mutinerie de mon équipage car j’ai confondus vitesse et précipitation, je n’ai pas fait attention à vérifié si mon équipage suivais mes ordres avant dans faire un nouveau. Par contre un jeu qui nécessite d’être au minimum 6 et configuration optimal à 8, durée courte parfait pour nos début de soirée du mardi en attendant de lancer les parties et les retardataires.

    Viking on board : si vous aimez calculer vos coups à l’avance ne surtout pas jouer avec des joueurs qui font des coups chaotiques juste pour le fun (moi je trouve ce type de comportement agréable et mettant du fun dans une partie mais je sais que certains sont allergiques à ce type de comportement)

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