Raptor, safari crétacé dans son salon

C’est bien connu, dinosaures et autres grosses bestioles traînent encore de-ci de-là dans des coins plus ou moins oubliés. Et, justement, Raptor vous invite sur une île de prime abord charmante mais peuplée de reptiles que certains pensent disparus.

Raptor est un jeu de plateau asymétrique pour 2 joueurs, créé par 2 Bruno : Bruno CATHALA et Bruno FAIDUTTI. Il est illustré par Vincent DUTRAIT.

Dans Raptor, un joueur mène une équipe de scientifiques qui s’est mise en tête de capturer des petits de velociraptor. Accessoirement, l’équipe de scientifiques va également essayer d’éviter de servir de repas à une maman velociraptor peu encline à voir disparaître ses petits !
Le second joueur, lui, s’occupera de la famille des dinosaures à savoir la maman et ses 5 rejetons.

Les voies de l’épanouissement

Les objectifs de vie de ces deux camps sont radicalement différents voire opposés. Autant les scientifiques adoreraient étudier de très près les velociraptors, autant les sauriens adoreraient qu’on les laisse tranquille, peinard !

Ainsi, les scientifiques remportent la partie s’ils ont capturé 3 petits raptors ou si les ardeurs de la maman raptor ont été calmées sous l’effet de 5 coups de balles anesthésiantes.
De son côté, la famille raptor gagne la partie si au moins 3 petits velociraptors ont réussi à échapper aux scientifiques en sortant du plateau de jeu ou s’il n’y a plus de scientifiques dans les environs (comprendre sur le plateau de jeu).

Mécanisme de survie en milieu hostile

Chaque joueur dispose d’un paquet de 9 cartes spécifiques à son camp. Sur chaque carte se trouvent un nombre d’une valeur de 1 à 9, ainsi qu’un pouvoir. La main d’un joueur est composée de 3 cartes.

A chaque tour, chaque joueur va choisir secrètement la carte de sa main qu’il va jouer. Les 2 cartes sont révélées simultanément.

Si les 2 cartes ont la même valeur, elles sont défaussées. Chaque joueur pioche une nouvelle carte et le tour s’arrête là.

Si les 2 cartes n’ont pas la même valeur, le camp dont la valeur de la carte est la plus faible, applique l’effet de sa carte. L’autre camp dispose alors d’un nombre de points d’action égal à la différence des valeurs des 2 cartes jouées. Bien sûr, du coup, il n’applique pas l’effet de sa carte.
Par exemple, si le joueur « scientifique » joue une carte de valeur « 7 » et le joueur « raptor » une carte de valeur « 3 », le joueur « raptor » appliquera l’effet de sa carte et le joueur « scientifique » disposera de 4 points d’action (7-3=4).
Un scientifique et un velociraptor étant sensiblement différents, les effets et les actions disponibles varient selon le camp ;  par exemple, les scientifiques peuvent tirer des balles ou autres gaz anesthésiants, la maman raptor peut appeler ses petits pour qu’ils viennent près d’elle. Pour un point d’action, les scientifiques peuvent capturer des petits raptors préalablement endormis (oui parce que sinon, ils ne se laissent pas faire !). Pour un point d’action la maman raptor peut manger  un scientifique. Les scientifiques, à pied, se déplacent d’une case pour une action, la maman raptor se déplace… de beaucoup plus !  etc.

Une fois les effets et actions réalisés, les cartes sont défaussées face et surtout valeur visible afin que les joueurs puissent tout le temps voir qu’elles cartes ont déjà été jouées. Ainsi, même les joueurs ayant une mémoire digne d’un poisson rouge peuvent se concentrer  sur le côté tactique du choix de la carte qu’ils vont jouer. En effet, même si la façon dont on utilise ses actions revêt une  importance capitale (déplacement, tir…), une grande partie du sel du jeu tient dans le choix de sa carte, choix qui se fera non seulement en fonction de ce que l’on aimerait bien faire, mais également des cartes qui ont déjà été jouées. A chaque tour, il faut donc évaluer ses priorités (Ai-je besoin de l’effet d’une carte ou plutôt de points d’action ?) et ses chances de voir ses désirs se réaliser.

 

Terrain hostile, protagonistes et matériel en tout genre

Niveau terrain hostile, la boîte contient un plateau modulaire constitué de 10 tuiles imprimées recto-verso ; un côté est verdoyant, l’autre étant plutôt ambiance savane. Histoire de bloquer les lignes de vue et les déplacements, 9 gros cailloux en carton mais en 3D agrémentent ce décor.

Niveau protagonistes, on trouve 16 figurines :

– Une figurine de maman velociraptor et 5 figurines de petits velociraptors
– 10 figurines toutes différentes de scientifiques en action.

Ces figurines en plastique ont une taille proche des figurines à l’échelle 1/72, ce qui devrait ravir les peintres méticuleux. Etant amateur de figurines, j’ai été très sensible à la belle diversité des poses des figurines des scientifiques : un écrit sur son calepin, un autre court sa mallette à la main, un autre tire au fusil… Je ressens là une volonté de faire plaisir en proposant un matériel immersif de qualité. Ayant joué et peint durant mon enfance avec des figurines « ECSI », je suis plutôt (très) difficile côté « petits soldats ». J’ai apprécié la qualité de la figurine de la maman raptor. Le moulage (ou la gravure) des scientifiques et des petits raptors se situe dans la moyenne des figurines de cette taille.

Niveau matériel en tout genre, il y a dans la boîte 2 paquets de 9 cartes dédiées à chaque camp, une aide de jeu spécifique pour le joueur de l’équipe des scientifiques et une aide de jeu spécifique pour le joueur de la famille velociraptor.

Pour mettre un peu d’ambiance, les scientifiques ont à leur disposition 10 jetons « feu » (les feux bloquent les déplacements des velociraptors … tactique, tactique !!) et 5 jetons « munition / endormissement ».

Bien entendu un livret de règles complète ce matériel. Il fait en tout et pour tout 8 pages. Les règles en elles-mêmes tiennent sur 5 pages : 1 page de règles générales et 2 fois 2 pages décrivant les cartes et actions spécifiques à chaque camp. Bref, rien de bien compliqué, le jeu est facilement accessible.

 

Raptor est édité par « Matagot ».

Nombre de joueurs : 2

Durée d’une partie : 25 minutes

Age : à partir de 10 ans

Prix : environ 30 euros

Les illustrations sont © Matagot

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