Enquêtes express

Récemment, on m’a proposé de jouer à un jeu d’enquête et pour tout dire, j’y suis allé en traînant les pieds. Ayant peu de goût pour la déduction, je rechigne souvent à me lancer dans des débats stériles pour savoir si untel ou untel a assassiné Irène dans la salle à manger avec le chandelier. Mais là on avait une heure à tuer avant de jouer à un autre jeu et on m’a convaincu en me disant que je serai « le maître du temps ». En clair, je devais mettre fin aux débats quand ceux-ci tourneraient en rond. Banco, me voilà impliqué dans « Enquête express » imaginé par Antonin Boccara et édité par Blam!

Les pièces à conviction 

Le matériel comporte le pitch de l’enquête, 24 cartes dossier pour résoudre l’enquête et 2 cartes indices ainsi qu’un livret d’enquête. Le livret d’enquête contient les questions auxquelles on doit répondre à la fin, les cartes dossier sont des personnages, des lieux, des objets qui nous permettent de résoudre l’enquête. Celles-ci sont posées face cachée sur la table.

Phase 1 : la recherche d’indices

La première phase de jeu consiste à voir un maximum de cartes dossier en 5 minutes. Lors de cette phase, il est absolument interdit de communiquer avec les autres enquêteurs, de prendre des notes ou de consulter le livret d’enquêtes. Chaque enquêteur a aussi interdiction de regarder un type de cartes défini au préalable. On n’aura donc pas tous accès aux mêmes informations.

En 5 minutes il va donc falloir retenir un maximum d’infos présents sur les cartes sans même savoir quelles questions vont nous être posées, même si on peut se douter de certaines. Si l’intrigue tourne autour d’un vol, on est certain qu’il faudra trouver le voleur. Mais certaines questions sont beaucoup moins évidentes. Lors de cette phase on est stressés par le temps qui passe et parfois perdus devant la masse d’infos à retenir. On consulte puis reconsulte les cartes dossier car on a peur d’oublier des infos ou on les a simplement déjà oubliées ! Les 5 minutes écoulées, on pose une carte dossier face visible devant nous et c’est terminé ! On n’aura plus jamais accès aux cartes, à moins d’utiliser les 2 indices à disposition.

 

 

Phase 2 : les débats

La phase 2 consiste à échanger entre les différents enquêteurs pour parler de ce qu’ils ont vu. Comme on n’a pas forcément vu les mêmes choses, on va ébaucher ensemble des hypothèses, établir des certitudes, déconstruire des mobiles en recoupant nos informations. Et là la magie opère. Si lors de la phase 1 on est dans le brouillard le plus total, lors de la phase 2 il se dissipe et la lumière apparait tel Archimède et son Eurêka! On a besoin des uns et des autres pour comprendre ce qu’on a vu et parvenir à élucider les intrigues qu’on nous propose. Cela procure des émotions intenses, des échanges passionnés entre les joueurs… quand ça marche ! Car si on a oublié des choses vues, ce qui arrive tout le temps, on s’en veut… tellement !

Phase 3 : la résolution

Les enquêteurs vont devoir répondre à des questions dans un ordre donné du genre : « qui a volé le trésor ? Avec quel mobile ? » Mais cela peut aussi être : « où était untel pendant le vol ? » On recevra autant de points que de réponses correctement données. Et si vous avez réussi à élucider l’affaire, vous êtes au 7e ciel !

 

Conclusion de l’enquête

Le jeu est d’une simplicité déconcertante, il s’explique en 2 minutes, tout est fluide, limpide et dynamique. Autant il est simple de mettre des surcouches dans un jeu autant épurer un jeu est très complexe.  Une enquête se résout en 45 min, demande de la mémoire et de la réflexion et procure de fortes émotions entre joueurs. Le jeu est prévu pour être joué de 2 à 6. Pour avoir observé une partie à 2 joueurs et avoir joué à 4, il est préférable d’être 4 joueurs pour avoir plus de cerveaux qui réfléchissent et qui se souviennent de ce qu’ils ont vus. Si vous aimez les jeux d’enquête, foncez, ce fut une vraie belle découverte.

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