Salut Nodletradi,
Merci pour les liens, je vais regarder ça pendant ma semaine de congés. En attendant, voici le compte-rendu de la partie écrit sous la forme d'un récit. Je ne suis pas certain de tous les noms.
A bientôt
New York 1974, dans une ville en pleine crise s’enfonçant dans la drogue et la criminalité, au sous-sol d’un bâtiment du FBI, Marine Dupont De Nemours s’apprêtait à rejoindre une réunion convoquée par Bob Schroblin.
Cette riche héritière, ex-consultante auprès du gouvernement et spécialiste de la finance, a été condamnée pour délit d’initié. Heureusement, ses relations influentes lui ont permis d’éviter un séjour en prison ; elle a été envoyée au bureau 109, unité regroupant les rebus du FBI, « pour payer sa dette à la société » comme elle disait.
Arrivée quelques mois auparavant, sa première mission fut de démanteler un ingénieux montage financier découvert par l’équipe du bureau 109. Cette dernière s’était lancée dans la traque d’un riche homme saoudien - un vampire - à la tête d’un trafic de femmes blanches. Le suspect, étroitement lié à un groupe de vampires œuvrant au cœur même de Wall Street, leur fournissait des femmes pour leur sacrifice rituel. L’équipe intervint à temps, malgré quelques pertes humaines, pour stopper le rituel et mettre à bas le trafic. A la tête de l’organisation se trouvait Rudy Gecko qui fut arrêté et ses avoirs gelés. L’argent récupéré permit de créer le SAD (acronyme ?).
Au cours de leurs investigations, l’équipe fit la rencontre dans un théâtre décrépit du centre de New York d’un vieux vampire Gepeto De Nemours (un lien avec Marine ? Qui sait ?) ; il leur expliqua les liens entre les différentes factions et pourquoi ils se combattaient.
Les vampires recelaient encore de nombreux mystères pour les membres du bureau 109. Cependant, cette enquête leur apprit certaines vérités sur les vampires : ils se cachent des humains, ne se déplacent pas le jour et possèdent une grande force, peut-être des capacités surnaturelles. Ont-ils des pouvoirs psychiques comme l’hypnose? Suffisamment de puissance pour remonter le long des grattes ciels ? Assez de légèreté pour surfer de toit en toit ? Il semblerait qu’il en existe deux types : les goules et les vampires. Les premières sont vulnérables aux balles et les seconds semblent invincibles. D’après Raffaello [...], un pieu en bois planté dans leur cœur permettrait d’en venir à bout.
Raffaello [...] était un homme de 48 ans au parcours singulier. Ce natif du Mexique fut une ancienne star de lucha libre, le catch mexicain. Il avait dû fuir son pays après avoir été impliqué dans des paris truqués. Arrivé aux États-Unis, il tenta de poursuivre sa carrière de catcheur avant qu’une vilaine blessure au genou le fasse sombrer dans la misère et la pauvreté. Il finit par se faire embaucher au FBI comme homme de ménage. C’est Bob Schroblin qui le recruta pour sa force phénoménal montrée lors d’une attaque de Goule.
8 mois après cette enquête, l’équipe piétinait, plus aucune piste de vampires, plus aucune trace. Elle était retournée au théâtre de Gepeto, mais il avait disparu, évaporé comme si le lieu n’avait jamais existé.
Ce matin-là, Bob Schroblin était sur une piste et excité à l’idée de montrer ses trouvailles à l’équipe. Cet homme, d’une cinquantaine d'années et agent de liaison de la CIA, mystérieux et obscure, était un spécialiste de la traque de bêtes hors normes comme les loups garous ou les vampires. Dans sa jeunesse, il avait fait ses armes en Allemagne sous le régime nazi sur ses sujets hors du commun.
Il convoqua tout le monde dans la salle Marseille. Une salle, sans fenêtre, au mur jauni et à l’odeur de tabac froid, où Sconner - le chef du bureau 109 - était déjà installé en bout de table fumant comme à son habitude ses clopes. Arrivèrent les membres de l’équipe : tout d’abord, Kurt Clifford, un ex-Navy méthodique ayant connu plusieurs théâtre de conflits et très attaché à ses deux filles, puis Marine Dupont De Nemours et Raffaello [...], et enfin Rebecca Thompson une jeune femme de 26 ans au tempérament opiniâtre, héritère d’une famille mafieuse locale.
Bob Schroblin commença son exposé en passant plusieurs diapositives de vaches vidées de leur sang. Une petite ville du Maine du nom de Castelroque subissait depuis quelques temps des attaques sur ses vaches. Il présenta ensuite la victime, Queen Stephanos, dont le corps fut retrouvé près du Carmin Sandwich. La diapositive montrait la mascotte Dracula de l’équipe de football local ; deux traces de sang étaient visibles dans le cou. Le Shérif attendait sur place pour l’autopsie.
L’équipe se mit en route le jour même et arriva de nuit à Castelroque. Elle prit ses quartiers dans le motel du coin tenu par la famille Gates. C’est Bill, le jeune fils, qui les accueillit. En les voyant arriver, il pensa qu’ils étaient vendeurs d'aspirateurs. Absorbé par son computer dont il disait que ce serait l’avenir, il leur donna quelques renseignements sur la ville : Sheldon un fermier vivant à l’écart de la ville se plaignant des récentes attaques sur ses vaches, le Dinner en face pour le prendre le petit déjeuner et le journaliste du journal local Stephen. Étrangement, la carte de crédit de l’équipe fut refusée et le paiement se fit en liquide.
Le lendemain matin, après un petit déjeuner au Dinner, où de nouveau la serveuse pensa qu’ils étaient en ville pour vendre des aspirateurs, les investigateurs se rendirent au bureau du Shérif. Marine Dupont De Nemours réussit à débloquer la carte, le crédit étant maintenant illimité, elle espérait que cela ne lui retombe pas dessus plus tard.
Marty Feldman, l’adjoint du Shérif, chauve et bossu dont le regard était impossible à suivre avec son strabisme divergent, les accueillit. Le Shérif, Vladimir Woodson, sortit de son bureau quelques minutes plus tard. C’était un grand échalas d’origine polonaise au visage émacié faisant ressortir ses longues dents. Après de rapides présentations, il leur donna le dossier sur l’affaire Queen Stephanos ; Bob l’interrogea pour connaître les détails des derniers évènements. La dernière attaque sur des vaches remontait à une semaine, le corps de Queen Stephanos avait été découvert il y a 3 jours gisant dans une mare de sang sur le parking du Carmin Sandwich. Il était seulement marqué par 2 traces dans le cou. D’après les témoignages, Queen Stephanos était un garçon un peu simplet et peu populaire auprès des filles. Pourtant, ce jour-là il était accompagné par les cheerleaders de l’équipe de football local. Au Carmin Sandwich, il avait mangé comme un ogre. Vladimir Woodson leur précisa aussi qu’un groupe d’une dizaine de personnes faisaient du porte à porte en ville pour vendre des bibles deux jours avant le décès de Queen Stephanos.
Les enquêteurs allèrent ensuite chez le Docteur Kubert, 72 ans, le vieux médecin de la ville. D’après son examen, Queen Stephanos était un homme assez baraqué, d’origine afro-américaine mesurant 1m91. Son corps avait été déplacé. Il présentait aussi de nombreuses traces d’hématomes suggérant que ses agresseurs étaient plusieurs et qu’il avait essayé de se défendre face à eux. Ses assaillants devaient mesurer environ 1m70. Il mentionna que les veines au niveau de ses poignets avaient été sectionnées par une arme contondante, peut-être un couteau mal aiguisé, et, également, que les traces de morsures au niveau du cou étaient semblables à celles observées sur les vaches. Il autorisa Kurt Clifford à mener des recherches supplémentaires. Ce dernier mit au jour des bouts de cuir dans les interstices des vêtements de la victime provenant probablement d’un ballon.
L’équipe se mit en route et arriva vers 13h au Carmin Sandwich, en pleine cohue, et se dirigea vers la scène de crime. La flaque de sang séché était toujours visible mais l’inspection des alentours immédiats ne montrait rien d’intéressant. Dans la vaste étendue d’herbe prolongeant le parking, Bob et Marine découvrirent des bouts de cuir, les mêmes que ceux retrouvés sur Queen Stephanos. Un jeu de piste macabre s'ensuivit menant jusqu’à une porte fracturée à l’arrière du gymnase de l’Université. Les membres de l’équipe décidèrent d’y entrer.
L’endroit était vétuste, poussiéreux et mal entretenu. Une forte odeur de sueur et de sang flottait dans l’air. Le sol en bois grinçait sous les pieds des membres de l’équipe. Un T-shirt ensanglanté, au nom de Kimberley, se trouvait au milieu du terrain du gymnase. En remontant les traces de sang, ils arrivèrent dans les vestiaires.
Une nuée de ballons vola en direction des enquêteurs. Kurt les esquiva avec l’agilité d’un félin et fonça vers les douches. Raffaello le suivit. Marine fut touchée par un ballon avant d’atteindre les douches. Rebecca ferma la marche. Les douches se déclenchèrent, un nuage de vapeur envahit l’espace. Plusieurs cheerleaders sautèrent sur les protagonistes. La première donna un coup de pied kung-fu à Kurt. Ce dernier se baissa pour l’esquiver et riposta d’un coup de poing envoyant la cheerleader dans le mur. Elle retomba sur ses pieds et le fixa de ses yeux injectés de sang, repartit à l’assaut mais glissa et tomba au sol avant de s’enfuir. Rebecca sortit son arme et tira en l’air : “tout le monde se calme !” clama-t-elle. La deuxième cheerleader fonça alors sur elle, un deuxième coup de feu résonna, l’épaule de la cheerleader éclata et elle tomba au sol. Une troisième cheerleader maîtrisa Marine, la plaqua au sol et plongea sa tête dans son cou. Raffaello se jeta sur elle et la bloqua avec une clef bras. Rebecca tenait en joue la seconde cheerleader pendant que Kurt lui passa les menottes. Dans un moment d’inattention Raffaello relâcha son emprise et la troisième cheerleader en profita pour s’échapper et disparaître.
Pendant ce temps-là, Bob se refugia dans un casier et se retrouva nez à nez avec une cheerleader, ressortit précipitamment et renversa le casier. La cheerleader poussa un cri et disparut.
La cheerleader menottée était dans un état confus puis, après un moment d'agitation, elle tomba dans les pommes. Des vêtements tâchés de sang de Queen Stephanos furent découverts après une rapide inspection des vestiaires. Il fut décidé de retourner au poste où la cheerleader fut fortement entravée dans une cellule. Elle était toujours dans les vapes.
Après discussion, l’équipe se sépara pour mener une enquête de voisinage. Kurt se rendit chez les parents des cheerleaders. Il apprit que les parents avaient fait appel au Docteur Paston pour soigner les montées hormonales de leurs filles. Ils précisèrent que le traitement était très efficace. Bob visita les parents de Queen Stephanos et tomba sur sa grand-mère. Originaire de la région de la Nouvelle-Orléans, elle fabriquait ses propres parfums et était une des rares habitantes de Castelroque à ne pas avoir acheté de bibles au vendeur de ces derniers jours : “ce sont des idiots du Kentucky” lui glissa-t-elle. Elle finit par lui offrir une fiole très ancienne renfermant un liquide bleu et lui susurra “elle permet de repousser les choses que nous chassons”. Marine alla chez Stephen le journaliste local. Il écrivait la feuille de chou du coin. Il s’intéressait aux histoires esotériques dans la région, lui montra un grand nombre de clichés qu’il avait pris sur des ovnis ou autres choses extraordinaires. Il avait déjà croisé la route de cheerleaders ninja. Il lui conta un des évènements qui l’avait le plus marqué : un incendie en 1966 où 3 personnes disparurent. A la ferme Sheldon, Raffaello rencontra le fermier qui se plaignit des attaques de vaches qu’il avait subies. Il était persuadé que c’était l'œuvre des “petits hommes gris”.
Rebecca s’occupa de l’interrogatoire de la cheerleader. Elle mesurait 1m68 et semblait amnésique et désorientée. Elle raconta une histoire brumeuse où se mêlait un kidnapping par des “petits hommes gris”, des expériences endurées dans un vaisseau, son passage chez le Docteur Paston et son remède miracle. Brusquement, elle s’énerva, se libéra de ses chaînes et tapa sur les barreaux. Ses yeux se gorgèrent de sang puis tomba dans les pommes et se vida de son sang.
A suivre
Hunter hunted NY 1977
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~ Sacha Guitry à propos de la vidéo qu'il vient de voir sur Youtube.~
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Re: Hunter hunted NY 1977
(17/02/2026)
Reinard Muldrake, spécialiste de la NSA, fouilla les archives concernant le Docteur Paston. Dans un premier temps, il lui sembla que l’identité de ce dernier n’avait rien d’extraordinaire : un homme d’une quarantaine d’années, né en France, installé à Castelroque depuis une quinzaine d’années. Il avait étudié dans une faculté française et obtenu un diplôme de l’université Miskatonic, réputée pour ses recherches sur le paranormal. Pourtant, Reinard découvrit bien vite que cette identité était un leurre : le vrai Docteur Paston était mort le jour même de sa prétendue naissance.
Le groupe décida de lui rendre visite. La nuit tombait, et le trajet en voiture dura une trentaine de minutes. Ils arrivèrent devant une grille imposante, au bout d’une longue allée menant à une grande fontaine et à une maison traditionnelle de Nouvelle-Angleterre. Rebecca descendit de la voiture avant la grille et fit discrètement le tour de la propriété. Derrière la maison, elle découvrit l’entrée extérieure de la cave, ainsi qu’une porte ouverte donnant sur la cuisine, où quelqu’un s’affairait. Reinard resta dans le véhicule, tandis que Marine et Bob sonnèrent à la porte.
Une petite femme, la gouvernante, leur ouvrit et les conduisit dans la bibliothèque pour qu’ils patientent en attendant le Docteur Paston. Les lieux baignaient dans la pénombre, et toutes les vitres étaient teintées. Les meubles, de style Louis XV, semblaient anciens, et de vieux portraits ornaient les murs. Dans la bibliothèque, la plupart des ouvrages dataient du XIXe siècle. Une section entière était consacrée à la médecine, avec de nombreux livres en français. Sur une étagère, les œuvres de Pasteur étaient bien en évidence.
Dehors, Reinard remarqua que l’étage supérieur était plongé dans l’obscurité, tandis qu’une activité intense se déroulait au sous-sol.
Le Docteur Paston apparut enfin. C’était un homme charmant, s’exprimant dans un anglais parfait, teinté d’un léger accent français. Après les présentations et le service du champagne, la conversation se recentra sur Queen Stephanos. Le Docteur expliqua que ce dernier avait été son patient, atteint d’érotomanie. À la demande du pasteur de la ville, il l’avait pris en charge. Mais le problème s’était révélé plus complexe que prévu : il avait dû mener une étude sur la population pour isoler le virus, nommé Succub 24, et développer un remède.
Pendant ce temps, Rebecca décida d’explorer la cave. Elle descendit l’escalier et se retrouva dans une pièce servant de réserve de matériel médical. Elle franchit une porte, longea un couloir éclairé, et découvrit un environnement digne d’un hôpital moderne. Au fond, un second escalier menait plus bas. Elle le descendit et aperçut une caméra de surveillance, qu’elle désactiva. Elle aboutit alors dans un laboratoire ultra-moderne. Des cellules alignées abritaient des enfants sous perfusion. Rebecca fouilla les lieux et trouva une disquette ainsi que des fiches médicales.
Dans la bibliothèque, le Docteur Paston poursuivit ses explications : la maladie s’était propagée plus vite que prévu, et il avait dû inoculer son remède aux pom-pom girls, particulièrement infectées. Soudain, Bob et Marine se sentirent mal : était-ce le champagne ? Ou bien le regard perçant, bleu acier, du Docteur Paston ? Bob, méfiant, se jeta sur lui. Mais le Docteur, d’une agilité et d’une rapidité surprenantes, esquiva, lui assena un coup de béquille et se précipita vers son bureau. Bob se releva et se lança à sa poursuite, tandis que Marine, étourdie, tentait de les suivre en titubant. Le Docteur Paston, trop rapide, se réfugia dans son bureau et verrouilla la porte blindée derrière lui.
Prévenu par radio, Reinard tenta de contacter la police, mais les fréquences étaient brouillées. Soudain, six motards surgirent à toute allure. Reinard avertit le reste du groupe et leur ordonna de revenir à la camionnette. Une fois tout le monde à bord, il la déplaça pour la cacher, puis sortit une caméra et filma la scène. Les motards attaquèrent la maison, fouillant chaque recoin, du sous-sol à l’étage. Ils finirent par extraire le Docteur Paston, le décapitèrent, puis burent son sang. Enfin, ils mirent le feu à la maison, tournèrent autour en observant les flammes, à l’affût de toute présence humaine. Bob appela les pompiers. À l’approche des sirènes, les motards prirent la fuite.
Les voisins, des fermiers, accoururent de toutes parts pour aider les pompiers à éteindre l’incendie. Il fallut une bonne heure pour sécuriser les lieux. Le complexe, ignifugé, résista aux flammes, et le groupe décida d’y retourner. Six enfants furent sauvés : ils étaient humains et en bonne santé. Le groupe fouilla entièrement le laboratoire et récupéra 20 % des fichiers. Dans les tiroirs de la morgue, ils découvrirent une dizaine de cadavres, plus ou moins bien conservés, datant de différentes époques. Parmi eux, l’un avait un pieu planté dans le cœur. Il pouvait s’agir d’un vampire paralysé, susceptible de se réveiller. On l’envoya à la prison de haute sécurité de New York.
Le groupe contacta le siège du FBI. Sconner leur envoya des renforts pour approfondir l’enquête. Ils réquisitionnèrent le service de médecine légale et l’unité spécialisée dans la lutte contre les virus de l’université Miskatonic. Tous les adolescents, y compris la cheerleader détenue, furent pris en charge. Ils semblaient normaux, mais leurs témoignages évoquaient des « enlèvements par des petits hommes gris » et des « gens buvant du sang ». L’étude des notes du Docteur Paston révéla qu’il menait des recherches sur une maladie qu’il soignait par exsanguinotransfusion. Il avait mis au point un protocole et trouvé un moyen de guérir cette maladie : il parvenait à transformer des enfants en vampires, puis à les ramener à leur état humain. Les enfants servaient de cobayes. Les notes contenaient également des informations sur la biologie des vampires. Toutes ces données furent classées top secret.
Février 1975
Quelques mois plus tard, l’équipe se retrouva dans les locaux du FBI, dans la salle Marseille. Une image satellite d’une petite ville en banlieue de Saint Paul, dans le Minnesota, apparut à l’écran. Sconner tambourinait nerveusement avec son stylo sur la table. À l’écran, une communauté réservée aux WASP, se réclamant de l’Église du Magma (vénérant le Seigneur du Magma), s’était installée dans cette banlieue. Sconner leur montra des images révélant des mécanismes sectaires : des fidèles dansant autour d’un feu, un service de sécurité dédié, et une grille verrouillant l’accès au quartier.
L’équipe s’installa sous couverture dans le quartier. Rebecca, désormais mariée à Reinard, endossa le rôle de secrétaire juridique, tandis que lui se faisait passer pour un installateur de câbles. Bob, père de Rebecca et ancien pasteur, complétait leur couverture. Tous trois prenaient l’accent de l’Iowa. Marine, mariée à Kurt, jouait le rôle d’une professeure d’économie originaire de Boston, alors que Kurt, son époux, incarnait un professeur de sport venu de Caroline du Nord.
L’objectif de la mission était sans équivoque : exfiltrer Karen Anerson, fille d’un sénateur, qui avait rejoint la communauté quelques semaines plus tôt.
A suivre
Reinard Muldrake, spécialiste de la NSA, fouilla les archives concernant le Docteur Paston. Dans un premier temps, il lui sembla que l’identité de ce dernier n’avait rien d’extraordinaire : un homme d’une quarantaine d’années, né en France, installé à Castelroque depuis une quinzaine d’années. Il avait étudié dans une faculté française et obtenu un diplôme de l’université Miskatonic, réputée pour ses recherches sur le paranormal. Pourtant, Reinard découvrit bien vite que cette identité était un leurre : le vrai Docteur Paston était mort le jour même de sa prétendue naissance.
Le groupe décida de lui rendre visite. La nuit tombait, et le trajet en voiture dura une trentaine de minutes. Ils arrivèrent devant une grille imposante, au bout d’une longue allée menant à une grande fontaine et à une maison traditionnelle de Nouvelle-Angleterre. Rebecca descendit de la voiture avant la grille et fit discrètement le tour de la propriété. Derrière la maison, elle découvrit l’entrée extérieure de la cave, ainsi qu’une porte ouverte donnant sur la cuisine, où quelqu’un s’affairait. Reinard resta dans le véhicule, tandis que Marine et Bob sonnèrent à la porte.
Une petite femme, la gouvernante, leur ouvrit et les conduisit dans la bibliothèque pour qu’ils patientent en attendant le Docteur Paston. Les lieux baignaient dans la pénombre, et toutes les vitres étaient teintées. Les meubles, de style Louis XV, semblaient anciens, et de vieux portraits ornaient les murs. Dans la bibliothèque, la plupart des ouvrages dataient du XIXe siècle. Une section entière était consacrée à la médecine, avec de nombreux livres en français. Sur une étagère, les œuvres de Pasteur étaient bien en évidence.
Dehors, Reinard remarqua que l’étage supérieur était plongé dans l’obscurité, tandis qu’une activité intense se déroulait au sous-sol.
Le Docteur Paston apparut enfin. C’était un homme charmant, s’exprimant dans un anglais parfait, teinté d’un léger accent français. Après les présentations et le service du champagne, la conversation se recentra sur Queen Stephanos. Le Docteur expliqua que ce dernier avait été son patient, atteint d’érotomanie. À la demande du pasteur de la ville, il l’avait pris en charge. Mais le problème s’était révélé plus complexe que prévu : il avait dû mener une étude sur la population pour isoler le virus, nommé Succub 24, et développer un remède.
Pendant ce temps, Rebecca décida d’explorer la cave. Elle descendit l’escalier et se retrouva dans une pièce servant de réserve de matériel médical. Elle franchit une porte, longea un couloir éclairé, et découvrit un environnement digne d’un hôpital moderne. Au fond, un second escalier menait plus bas. Elle le descendit et aperçut une caméra de surveillance, qu’elle désactiva. Elle aboutit alors dans un laboratoire ultra-moderne. Des cellules alignées abritaient des enfants sous perfusion. Rebecca fouilla les lieux et trouva une disquette ainsi que des fiches médicales.
Dans la bibliothèque, le Docteur Paston poursuivit ses explications : la maladie s’était propagée plus vite que prévu, et il avait dû inoculer son remède aux pom-pom girls, particulièrement infectées. Soudain, Bob et Marine se sentirent mal : était-ce le champagne ? Ou bien le regard perçant, bleu acier, du Docteur Paston ? Bob, méfiant, se jeta sur lui. Mais le Docteur, d’une agilité et d’une rapidité surprenantes, esquiva, lui assena un coup de béquille et se précipita vers son bureau. Bob se releva et se lança à sa poursuite, tandis que Marine, étourdie, tentait de les suivre en titubant. Le Docteur Paston, trop rapide, se réfugia dans son bureau et verrouilla la porte blindée derrière lui.
Prévenu par radio, Reinard tenta de contacter la police, mais les fréquences étaient brouillées. Soudain, six motards surgirent à toute allure. Reinard avertit le reste du groupe et leur ordonna de revenir à la camionnette. Une fois tout le monde à bord, il la déplaça pour la cacher, puis sortit une caméra et filma la scène. Les motards attaquèrent la maison, fouillant chaque recoin, du sous-sol à l’étage. Ils finirent par extraire le Docteur Paston, le décapitèrent, puis burent son sang. Enfin, ils mirent le feu à la maison, tournèrent autour en observant les flammes, à l’affût de toute présence humaine. Bob appela les pompiers. À l’approche des sirènes, les motards prirent la fuite.
Les voisins, des fermiers, accoururent de toutes parts pour aider les pompiers à éteindre l’incendie. Il fallut une bonne heure pour sécuriser les lieux. Le complexe, ignifugé, résista aux flammes, et le groupe décida d’y retourner. Six enfants furent sauvés : ils étaient humains et en bonne santé. Le groupe fouilla entièrement le laboratoire et récupéra 20 % des fichiers. Dans les tiroirs de la morgue, ils découvrirent une dizaine de cadavres, plus ou moins bien conservés, datant de différentes époques. Parmi eux, l’un avait un pieu planté dans le cœur. Il pouvait s’agir d’un vampire paralysé, susceptible de se réveiller. On l’envoya à la prison de haute sécurité de New York.
Le groupe contacta le siège du FBI. Sconner leur envoya des renforts pour approfondir l’enquête. Ils réquisitionnèrent le service de médecine légale et l’unité spécialisée dans la lutte contre les virus de l’université Miskatonic. Tous les adolescents, y compris la cheerleader détenue, furent pris en charge. Ils semblaient normaux, mais leurs témoignages évoquaient des « enlèvements par des petits hommes gris » et des « gens buvant du sang ». L’étude des notes du Docteur Paston révéla qu’il menait des recherches sur une maladie qu’il soignait par exsanguinotransfusion. Il avait mis au point un protocole et trouvé un moyen de guérir cette maladie : il parvenait à transformer des enfants en vampires, puis à les ramener à leur état humain. Les enfants servaient de cobayes. Les notes contenaient également des informations sur la biologie des vampires. Toutes ces données furent classées top secret.
Février 1975
Quelques mois plus tard, l’équipe se retrouva dans les locaux du FBI, dans la salle Marseille. Une image satellite d’une petite ville en banlieue de Saint Paul, dans le Minnesota, apparut à l’écran. Sconner tambourinait nerveusement avec son stylo sur la table. À l’écran, une communauté réservée aux WASP, se réclamant de l’Église du Magma (vénérant le Seigneur du Magma), s’était installée dans cette banlieue. Sconner leur montra des images révélant des mécanismes sectaires : des fidèles dansant autour d’un feu, un service de sécurité dédié, et une grille verrouillant l’accès au quartier.
L’équipe s’installa sous couverture dans le quartier. Rebecca, désormais mariée à Reinard, endossa le rôle de secrétaire juridique, tandis que lui se faisait passer pour un installateur de câbles. Bob, père de Rebecca et ancien pasteur, complétait leur couverture. Tous trois prenaient l’accent de l’Iowa. Marine, mariée à Kurt, jouait le rôle d’une professeure d’économie originaire de Boston, alors que Kurt, son époux, incarnait un professeur de sport venu de Caroline du Nord.
L’objectif de la mission était sans équivoque : exfiltrer Karen Anerson, fille d’un sénateur, qui avait rejoint la communauté quelques semaines plus tôt.
A suivre
Re: Hunter hunted NY 1977
(17/03/2026)
Le quartier de Saint Paul était un quartier pavillonnaire. L’équipe emménagea le jeudi, et le lendemain soir avait lieu la fête des voisins, juste à côté du temple. La matinée fut consacrée à installer le matériel, notamment des écoutes téléphoniques sur trois lignes : celles de Doug Honell, le shérif, de Van Brugel, le pasteur, et de Karen. Ils prirent également le temps d’acclimater Snoopula, leur golden retriever, capable de détecter la présence de vampires.
En fin de journée, Bob se rendit à la station-service pour acheter des médicaments et glaner des informations sur la communauté. La discussion avec le vendeur tourna court : celui-ci, le prenant pour un homme atteint d’Alzheimer, appela la police. Rebecca accourut pour ramener son père. Le shérif arriva peu après, empestant l’alcool et fumant un cigare. Il les emmena au poste pour vérifier leurs identités. Le téléphone sonna, et le shérif déclara : « Tout est en ordre. »
Marine et Kurt sortirent promener Snoopula dans le quartier. Il était 19h, tout était calme : les rues désertes, personne dehors. Après un moment, ils rencontrèrent un couple promenant leur chien, Beethoven. La discussion s’engagea. Le couple était arrivé en même temps que le pasteur, dès les débuts de la communauté. Ils raccompagnèrent Marine et Kurt jusqu’à leur domicile, leur demandant de rentrer, de faire vacciner leur chien et de respecter le règlement de la communauté. Il était 19h30, et il n’y avait toujours personne dans les rues.
Le lendemain, Bob se rendit au temple. Celui-ci était fermé. Alors qu’il discutait avec une vieille femme sur le pas de sa porte, celle-ci lui confia que le temple était toujours vide en journée. Le pasteur n’y officiait qu’à la nuit tombée. Soudain, une seconde personne surgit de l’intérieur de la maison et lança à Bob, d’un ton hostile : « Revenez à 20h. » Puis elle fit rentrer la vieille femme et claqua la porte.
Pendant ce temps, Kurt fit un tour en ville. Il finit par croiser le même couple que la veille et les invita à la maison. La femme leur prépara une infusion de ginseng, qu’elle se procurait chez la sophrologue. L’homme exigea de voir le règlement signé. Finalement, le couple le convainquit de prendre rendez-vous chez le vétérinaire pour faire piquer Snoopula.
Marine, de son côté, se rendit à l’épicerie. Le vendeur, passionné d’ufologie, engagea la conversation et lui montra un article du journal local. Une habitante de la communauté, Monique, y affirmait avoir rencontré des extra-terrestres et avoir vu le loup.
Rebecca se rendit chez la sophrologue. En arrivant, elle remarqua, sur la table de la salle d’attente, des dessins d’enfants représentant des soucoupes volantes enlevant des gens. Après une vingtaine de minutes d’attente, elle se dirigea vers la porte et appuya sur l’interphone. On lui répondit : « Veuillez attendre. » Une vingtaine de minutes plus tard, elle découvrit un bouton rouge caché derrière une plante. Elle appuya dessus, mais rien ne se produisit. Finalement, une femme d’une vingtaine d’années sortit de la salle et lui déclara qu’elle ne pouvait pas la recevoir. Rebecca dut partir, car elle avait actionné le bouton.
Tout le monde rentra à la maison pour vérifier si les écoutes téléphoniques avaient donné quelque chose. La fête des voisins était organisée chez Karen, et la plupart des discussions portaient sur les préparatifs : punch, vin, viande… Cependant, certaines conversations restaient incompréhensibles : « As-tu les jouets ? », « Passe prendre les médicaments… »
Vers 16h30, à la fin des cours, Marine et Kurt se rendirent à l’école pour se présenter. Ils discutèrent avec l’équipe enseignante, dont un couple désagréable qui finit par les raccompagner jusqu’à leur domicile.
L’équipe retourna ensuite chez Monique, la vieille femme près du temple. Celle-ci leur confia avoir vu le loup : un être de 2,10 mètres, aux longues dents et aux poils blancs. « Il arrive dans dix jours », murmura-t-elle. Le shérif surgit alors et leur ordonna : « Rentrez chez vous. »
Le soir venu, Karen les accueillit avec chaleur dans sa maison, deux fois plus grande que les autres. Le fond du jardin donnait sur l’arrière du temple. Une forte odeur de viande grillée flottait dans l’air, mêlée à celle de l’encens. De petits autels, décorés de fleurs, étaient disposés ici et là. Les invités se signaient devant. Les membres de l’équipe étaient observés avec méfiance. Rebecca tenta d’approcher la sophrologue, sans succès.
L’observation de la communauté durant la soirée révéla une hiérarchie stricte : Karen occupait le rang 0, le couple au chien le rang 1, et le couple de professeurs le rang 2.
Bob se rendit dans la cuisine et discuta avec la gouvernante. Celle-ci travaillait pour Karen depuis longtemps, bien avant son entrée dans la communauté. « Quand la fête dégénère, je pars », lui confia-t-elle.
Soudain, le pasteur Van Brugel arriva, vêtu d’un costume blanc. Il se plaça au pupitre et lança : « Approchez-vous. Allumons un grand feu. Remercions le grand seigneur Magma. Accueillons nos nouveaux voisins. » Puis il entama un discours. Peu à peu, les convives entrèrent en transe, et l’orgie commença. Kurt prit des photos en cachette. Karen et les deux couples restèrent à l’écart, tentant de les inciter à participer. Marine résista et les convainquit de rentrer.
Bob proposa alors de passer par le temple avant de regagner leur domicile. Il fit le tour du bâtiment et découvrit qu’il s’agissait en réalité d’un complexe scientifique, doté d’au moins deux sous-sols.
A suivre
Le quartier de Saint Paul était un quartier pavillonnaire. L’équipe emménagea le jeudi, et le lendemain soir avait lieu la fête des voisins, juste à côté du temple. La matinée fut consacrée à installer le matériel, notamment des écoutes téléphoniques sur trois lignes : celles de Doug Honell, le shérif, de Van Brugel, le pasteur, et de Karen. Ils prirent également le temps d’acclimater Snoopula, leur golden retriever, capable de détecter la présence de vampires.
En fin de journée, Bob se rendit à la station-service pour acheter des médicaments et glaner des informations sur la communauté. La discussion avec le vendeur tourna court : celui-ci, le prenant pour un homme atteint d’Alzheimer, appela la police. Rebecca accourut pour ramener son père. Le shérif arriva peu après, empestant l’alcool et fumant un cigare. Il les emmena au poste pour vérifier leurs identités. Le téléphone sonna, et le shérif déclara : « Tout est en ordre. »
Marine et Kurt sortirent promener Snoopula dans le quartier. Il était 19h, tout était calme : les rues désertes, personne dehors. Après un moment, ils rencontrèrent un couple promenant leur chien, Beethoven. La discussion s’engagea. Le couple était arrivé en même temps que le pasteur, dès les débuts de la communauté. Ils raccompagnèrent Marine et Kurt jusqu’à leur domicile, leur demandant de rentrer, de faire vacciner leur chien et de respecter le règlement de la communauté. Il était 19h30, et il n’y avait toujours personne dans les rues.
Le lendemain, Bob se rendit au temple. Celui-ci était fermé. Alors qu’il discutait avec une vieille femme sur le pas de sa porte, celle-ci lui confia que le temple était toujours vide en journée. Le pasteur n’y officiait qu’à la nuit tombée. Soudain, une seconde personne surgit de l’intérieur de la maison et lança à Bob, d’un ton hostile : « Revenez à 20h. » Puis elle fit rentrer la vieille femme et claqua la porte.
Pendant ce temps, Kurt fit un tour en ville. Il finit par croiser le même couple que la veille et les invita à la maison. La femme leur prépara une infusion de ginseng, qu’elle se procurait chez la sophrologue. L’homme exigea de voir le règlement signé. Finalement, le couple le convainquit de prendre rendez-vous chez le vétérinaire pour faire piquer Snoopula.
Marine, de son côté, se rendit à l’épicerie. Le vendeur, passionné d’ufologie, engagea la conversation et lui montra un article du journal local. Une habitante de la communauté, Monique, y affirmait avoir rencontré des extra-terrestres et avoir vu le loup.
Rebecca se rendit chez la sophrologue. En arrivant, elle remarqua, sur la table de la salle d’attente, des dessins d’enfants représentant des soucoupes volantes enlevant des gens. Après une vingtaine de minutes d’attente, elle se dirigea vers la porte et appuya sur l’interphone. On lui répondit : « Veuillez attendre. » Une vingtaine de minutes plus tard, elle découvrit un bouton rouge caché derrière une plante. Elle appuya dessus, mais rien ne se produisit. Finalement, une femme d’une vingtaine d’années sortit de la salle et lui déclara qu’elle ne pouvait pas la recevoir. Rebecca dut partir, car elle avait actionné le bouton.
Tout le monde rentra à la maison pour vérifier si les écoutes téléphoniques avaient donné quelque chose. La fête des voisins était organisée chez Karen, et la plupart des discussions portaient sur les préparatifs : punch, vin, viande… Cependant, certaines conversations restaient incompréhensibles : « As-tu les jouets ? », « Passe prendre les médicaments… »
Vers 16h30, à la fin des cours, Marine et Kurt se rendirent à l’école pour se présenter. Ils discutèrent avec l’équipe enseignante, dont un couple désagréable qui finit par les raccompagner jusqu’à leur domicile.
L’équipe retourna ensuite chez Monique, la vieille femme près du temple. Celle-ci leur confia avoir vu le loup : un être de 2,10 mètres, aux longues dents et aux poils blancs. « Il arrive dans dix jours », murmura-t-elle. Le shérif surgit alors et leur ordonna : « Rentrez chez vous. »
Le soir venu, Karen les accueillit avec chaleur dans sa maison, deux fois plus grande que les autres. Le fond du jardin donnait sur l’arrière du temple. Une forte odeur de viande grillée flottait dans l’air, mêlée à celle de l’encens. De petits autels, décorés de fleurs, étaient disposés ici et là. Les invités se signaient devant. Les membres de l’équipe étaient observés avec méfiance. Rebecca tenta d’approcher la sophrologue, sans succès.
L’observation de la communauté durant la soirée révéla une hiérarchie stricte : Karen occupait le rang 0, le couple au chien le rang 1, et le couple de professeurs le rang 2.
Bob se rendit dans la cuisine et discuta avec la gouvernante. Celle-ci travaillait pour Karen depuis longtemps, bien avant son entrée dans la communauté. « Quand la fête dégénère, je pars », lui confia-t-elle.
Soudain, le pasteur Van Brugel arriva, vêtu d’un costume blanc. Il se plaça au pupitre et lança : « Approchez-vous. Allumons un grand feu. Remercions le grand seigneur Magma. Accueillons nos nouveaux voisins. » Puis il entama un discours. Peu à peu, les convives entrèrent en transe, et l’orgie commença. Kurt prit des photos en cachette. Karen et les deux couples restèrent à l’écart, tentant de les inciter à participer. Marine résista et les convainquit de rentrer.
Bob proposa alors de passer par le temple avant de regagner leur domicile. Il fit le tour du bâtiment et découvrit qu’il s’agissait en réalité d’un complexe scientifique, doté d’au moins deux sous-sols.
A suivre